Les plantes de Damien Les plantes médicinales du docteur Damien

La vipérine, une fleur élégante qui nourrit la peau

Fleur de vipérine (http://sequoia.tela-botanica.org)

Outre la beauté de son camaieu mauve sous le soleil d’été, la fleur de Vipérine contient des actifs qui nourrissent et favorisent la cicatrisation de la peau.

 

La vipérine (Echium vulgare L.) est une plante bisannuelle de la famille des borraginacées qui doit son nom à sa réputation de soigner les morsures de vipère, selon la théorie des signatures (sa fleur ressemble à une gueule de serpent ouverte, le style représente ressemble à la langue fourchue de la vipère). Son nom latin est dérivé du mot grec Ekhis, qui signifie vipère.

Elle contient un alcaloïde paralysant en quantité infime, l’echiine, qui n’est pas actif par voie orale, ainsi que des alcaloïdes pyrrolizidiniques.

La vipérine est une plante mellifère. Le miel produit à partir de cette plante contient également les alcaloïdes de la plante.

Les jeunes feuilles sont consommables comme des épinards, bien que poilues. A consommer avec modération tout de même, en raison du risque toxique dû à la présence des alcaloïdes pyrrolizidiniques, responsables chez l’animal de tumeurs hépatiques lorsqu’ils sont administrés par voie orale de manière régulière.

La vipérine peut être considérée comme un succédané de la bourrache. Elle est inscrite à la pharmacopée et les fleurs séchées sont utilisées en infusion pour calmer la toux (plante pectorale). L’emplâtre de plante entière est indiqué pour traiter les panaris et le mal blanc (inflammation non spécifique d’un doigt). Les feuilles et tiges fleuries sont proposées en
phytothérapie comme traitement vulnéraire, diurétique, diaphorétique, antitussif et pectoral.  Les racines contiennent de l’allantoïne. Le jus de feuille est utilisé comme émollient sur les peaux fragiles, ou pour favoriser la cicatrisation des brûlures. Dans les autres indications, la plante est consommée en tisane.

En raison des risques carcinogènes liès à la présence d’alcaloïdes dans la plante, mieux vaut éviter son usage par voie orale et le réserver à une utilisation topique cutanée. La macération de sommités fleuries dans une huile végétale (jojoba ou noisette pour les peaux grasses, argan, amande douce ou olive pour les peaux sèches) constitue une forme de conservation intéressante des actifs en dehors de la saison de floraison.

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